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Avec plus de 5.400 saisines recensées en 2024, ces outils restent
cependant confrontés à un enjeu majeur :
améliorer le suivi des signaux et la réponse
apportée aux faits établis. Le prochain
rapport relatif à la lutte contre les
discriminations et à la prise en compte de la
diversité de la société française dans la
fonction publique devrait être publié sous
peu. Il a été présenté à nos
syndicats de la fonction publique par
l’administration dans le cadre du dialogue
social
Élaboré par la direction générale de l’administration et de la
fonction publique (DGAFP) et complété – comme
dans l’édition précédente – par
l’analyse du Défenseur des droits, le
rapport a pour objet de mesurer les avancées
réalisées par les employeurs publics sur ces
questions. L’administration y établit notamment le bilan de l’activité des
dispositifs ministériels de signalement de
discriminations. Pour rappel, la mise en
place, pour chaque employeur public, d’un
dispositif de signalement prévu par
l’accord du 30 novembre 2018 relatif à
l’égalité professionnelle a été consacrée
au plan législatif par la loi de
transformation de la fonction publique de 2019
et figure désormais dans le Code général de
la fonction publique.
Aujourd’hui, chaque ministère est donc doté d’un dispositif de
signalement destiné à recueillir la parole
des agents s’estimant victimes d’atteintes
volontaires à leur intégrité physique,
d'actes de violence, de discrimination, de
harcèlement moral ou sexuel, d’agissements
sexistes, de menaces ou de tout autre acte
d’intimidation. À noter que les dispositifs
peuvent être utilisés par les témoins de
telles situations ainsi que par les candidats
aux emplois publics, y compris lorsqu’ils ne
sont pas agents publics au moment de leur
candidature.
Longtemps considérés comme cosmétiques et peu connus des agents, ces
dispositifs connaissent une appropriation
croissante auprès des agent(e)s, estime
l’administration. Selon une enquête menée
par le département des politiques publiques
de recrutement, d’égalité et de diversité
de la DGAFP auprès des départements ministériels,
du Conseil d’État, de la Cour des comptes
et du Conseil économique, social et
environnemental (Cese), le nombre de saisines
était de 755 en 2022, puis 1.705 en 2023,
pour atteindre 5.408 en 2024. Cette évolution
démontre une claire dynamique de progression
des saisines et l’appropriation progressive
de ces dispositifs de signalisation par les
agents de la fonction publique, détaille
le rapport.
Par
ailleurs, sur l’ensemble des saisines,
celles ayant pour objet des faits de
discrimination représentent entre 12 et 14 %
du total selon les années. Les chiffres présentés
par l’administration révèlent par ailleurs
que le harcèlement moral concerne 34 %
des signalements et les violences, menaces et
intimidations, 16 %. L’administration
produit également dans ce rapport des données
sur la répartition du nombre de signalements
par ministère. Si ces chiffres sont à
analyser à l’aune des effectifs de chacun
des ministères, ils donnent néanmoins des
indications sur l’efficacité des
dispositifs internes et sur la capacité des
employeurs publics à les rendre accessibles
aux agents.
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