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Bonne
et mauvaise nouvelle pour les comptes sociaux. Selon
le bilan partagé par la direction de la sécurité
sociale, son déficit s'est avéré moins dégradé
que prévu en 2025. En revanche quatre branches sur
cinq s'enfoncent dans le rouge, portées par la
branche maladie dont le déficit grimpe à 15,9
milliards d'euros.
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21,6 milliards d’euros :
tel est le montant du déficit des régimes de
base de la Sécurité sociale et du Fonds de
solidarité vieillesse (FSV) en 2025. Un
volume certes important, mais moins dégradé
que ce que prévoyait la loi de financement de
la Sécurité sociale pour 2026, qui tablait
sur un déficit de 23 milliards d’euros. La
direction de la Sécurité sociale (DSS) a
publié le solde des comptes de la Sécurité
sociale, et fait état d’une situation qui
diffère selon les branches.
Alors comment expliquer cet
écart entre les prévisions et les comptes
effectifs ? Selon la DSS, ce décalage de
1,4 milliard d’euros s’explique
principalement par des dépenses inférieures
à celles prévues. De leur côté, les
recettes ont vu leur volume globalement
conforme aux prévisions de la dernière
LFSS. Mais cette bonne surprise ne doit pas
masquer les difficultés croissantes que
traversent les comptes sociaux : depuis
2024, le déficit a repris son avancée. La
reprise économique et la baisse des dépenses
imputables à la crise sanitaire, qui avaient
été de puissants facteurs d’amélioration
du solde entre 2021 et 2024, ne sont plus
d’actualité. De son côté, le
ralentissement de l’inflation a impacté les
comptes sociaux, les recettes ayant
logiquement baissé à son rythme.
Les
dépenses relevant de l’objectif national
des dépenses d’assurance maladie (Ondam)
ont par ailleurs été légèrement plus
importantes que ce que prévoyait la loi de
finances pour 2025. Elles ont augmenté de 3,5 %
(contre une prévision de + 3,4 %), pour se
porter à 265,4 milliards d’euros en 2025.
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Différences entre branches
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Mais comme le souligne la DSS, la situation est contrastée entre
branches. Ainsi, sur les 5 entités
administratives chargées de la protection
sociale, 4 voient leur résultat se dégrader
nettement par rapport à 2024. La branche
« maladie » est la plus impactée,
ayant enregistré une dégradation de son déficit
de 2,1 milliards d’euros en un an, pour se
porter à 15,9 milliards d’euros. Vient
ensuite la branche « vieillesse »,
dont le déficit s’est accentué de 1,6
milliard d’euros pour atteindre 7,2
milliards d’euros, en raison du mécanisme
différé de revalorisation des pensions dans
un contexte de désinflation, explique la
direction de la Sécurité sociale.
En troisième position figure la branche « accidents du
travail-maladies professionnelles »
(-0,2 milliard d’euros), qui devient déficitaire.
En cause, notamment, l’augmentation des dépenses
liées aux indemnités journalières. La
branche « autonomie », de son côté,
demeure proche de l’équilibre, avec
seulement une baisse de 0,1 milliard d’euros.
Seule branche à ne pas être dans le rouge, la branche « famille »
demeure excédentaire à hauteur de 1,2
milliard d’euros. Cette bonne santé financière
s’explique par la croissance modérée de
ses dépenses dans un contexte persistant de
baisse de la natalité. À
noter, enfin, que ces différents chiffres
s’appuient sur les comptes arrêtés par les
organismes de la Sécurité sociale le 16 mars,
qui demeurent en cours d’audit. L’avis définitif
des certificateurs que sont la Cour des
comptes et les commissaires aux comptes sera
rendu d’ici le 1ᵉʳ juin
2026.
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