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Dans
une circulaire en date du 31 mars 2026,
le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
fustige « un retard incompréhensible »
de l’État dans l’atteinte des objectifs
Egalim en restauration collective. Il observe
que les collectivités locales respectent
davantage les seuils imposés par la loi
Egalim en 2018 (50 % de produits de
qualité dont 20 % de bio).
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L’État et ses établissements
publics, par les produits qu’ils proposent
en restauration collective, se doivent
d’être exemplaires ... |
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La loi Egalim, promulguée en 2018, laissait quatre ans,
jusqu’au 1er janvier 2022,
aux personnes morales de droit
public pour atteindre un taux d’au
moins 50 % de produits durables et
de qualité (dont 20 % de produits
bio) pour l’ensemble des repas servis
en restauration collective. Ce taux
devait être de 60 % pour les viandes
et poissons dans toute la restauration
collective publique et même de 100 %
à compter du 1er janvier 2024
pour les restaurants de l’État et
de ses établissements publics, ainsi que
des entreprises publiques nationales. Ces objectifs
ont par ailleurs été érigés et maintenus
au rang de politique prioritaire du Gouvernement (PPG),
et figurent parmi les engagements
structurants du plan Services publics écoresponsables (SPE).
Or,
à ce jour, en dépit de la diffusion
de plusieurs circulaires et instructions
visant à assurer la pleine
mobilisation de la sphère publique,
force est de constater que l’État
et ses établissements publics
n’atteignent pas les objectifs qui leur
ont été assignés. Tous pôles
ministériels confondus, l’État atteint
seulement 30 % de produits durables
et de qualité, dont 12 % de bio.
En outre, un nombre insuffisant de services
de restauration publique télédéclarent
leurs données, ce qui dégrade le pilotage
de l’objectif. Selon le Premier
ministre, le retard de l’État et
de ses établissements publics est
incompréhensible et heurte le monde
agricole, qui dispose des capacités
d’approvisionner les restaurants
collectifs en produits durables et de qualité.
L’atteinte des objectifs par certaines
collectivités est la preuve qu’il est
opérationnellement possible de respecter
ces objectifs (au global, 47,5 %
de produits durables et de qualité
dans le secteur de l’enseignement
géré par les collectivités). |
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Un élément d’appréciation à prendre en compte
lors de l’évaluation des agents
en charge de l’achat pour la restauration
collective ... |
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Le Premier ministre a ordonné,
d’ici au 15 avril 2026, le recensement
des restaurants collectifs sous la responsabilité
des ministres (administrations et établissements
publics) afin qu’ils s’assurent que l’ensemble
d’entre eux télédéclarent bien leurs achats
alimentaires, ceux qui sont durables et
de qualité, et en intégrant dans
la mesure du possible l’origine France,
afin d’assurer un suivi fin des objectifs.
Pour les achats de l’année 2026,
la circulaire demande également de suivre
la part de produits d’origine de
l’Union européenne, afin de pouvoir télédéclarer
en 2027 la part de ces produits.
En effet, il convient désormais de privilégier
l’approvisionnement direct et d’écarter
l’achat de denrées alimentaires non européennes,
quand des alternatives européennes
existent.
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Le Premier
ministre estime également nécessaire que l’atteinte
de ces objectifs devienne désormais
un élément d’appréciation à prendre
en compte lors de l’évaluation
des agents de l’État en charge
de l’achat pour la restauration
collective au sein des pôles ministériels et
des établissements concernés. Ceux-ci
pourront s’appuyer sur la stratégie
d’achat édictée par la Direction des achats
de l’État (DAE) pour le respect
des objectifs Egalim dans ses achats,
ainsi que sur les guides du Conseil
national de la restauration
collective. La DAE assurera une veille
de tous les nouveaux marchés
concernés afin de vérifier leur conformité
aux objectifs et appuiera ainsi de manière
ciblée les restaurants collectifs
concernés. La DAE prévoira également
un plan de formation ciblé vers les acheteurs
concernés au sein des ministères
et des établissements publics sous leur tutelle,
afin de partager les meilleures
pratiques, qui permettent de favoriser
les achats durables, de qualité
mais aussi de proximité. |
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