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Plus
de deux tiers des parents (67 %) déclarent
ne pas disposer de ressources financières
suffisantes pour avoir un enfant supplémentaire,
selon une étude publiée mercredi 16 septembre 2026
par l’Union nationale des associations
familiales (Unaf).
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Ce
frein financier est particulièrement marqué
chez les jeunes parents (73 %), les femmes (73 %)
et les habitants des zones rurales (71 %),
selon cette enquête de l’Observatoire
des familles, rattaché à l’Unaf, avec
l’institut OpinionWay. Les parents alertent
très majoritairement, et quel que soit leur
milieu, sur l’insuffisance des soutiens
publics et affirment que leurs contraintes
financières ne leur permettent pas de réaliser
leur désir d’enfants, écrit l’Unaf dans
un communiqué.
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Des aides jugées « insuffisantes » ... |
Une
large majorité d’entre eux (78 %)
estiment ainsi que les impôts et les aides
publiques actuelles ne prennent pas
suffisamment en compte la charge financière
due aux enfants . Plus de la moitié
(56 %) jugent également trop chers
les tarifs des services publics
destinés aux enfants, comme les crèches,
les cantines et les centres de
loisirs. Cette enquête, conduite du 29 janvier
au 19 février 2026 auprès de 2.500 parents
d’au moins un enfant de moins de 20 ans
résidant au sein de leur foyer, intervient
dans un contexte d’inquiétude des associations
familiales.
Dans
un rapport révélé en août 2026, les
inspections générales des finances (IGF)
et des affaires sociales (Igas) ont
proposé une série de mesures pour réaliser
4,2 milliards d’euros d’économies
sur les politiques familiales. Début
septembre 2026, le ministre du Travail
Jean-Pierre Farandou a dit souhaiter
revoir dans le prochain budget de la Sécurité
sociale la majoration de pension de
retraite pour les parents de trois enfants et
plus. Plus globalement, selon l’étude, 63 %
des familles se disent en difficulté ou
juste financièrement : 27 %
jugent leur situation difficile et 36 % déclarent
devoir faire attention à leurs dépenses. |
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L’adolescence, période la plus coûteuse ... |
Fait
notable, plus d’un parent sur deux (53 %)
dit ne pas avoir les moyens de préparer
l’avenir de leur enfant, soit dix points
de plus qu’en 2024. C’est à l’adolescence
(14-17 ans) que le coût d’un
enfant est ressenti comme le plus lourd
par les familles (86 %). Ce
constat est en contradiction flagrante avec la décision
des pouvoirs publics de quasiment
supprimer la majoration pour âge des
allocations familiales au motif qu’un enfant
ne coûterait plus cher qu’à partir
de 18 ans , souligne l’Unaf.
Depuis
le 1er mars 2026, l’âge ouvrant
droit à la majoration des allocations
familiales a été reporté de 14 ans
à 18 ans. L’Unaf a saisi le Conseil
d’État en mars pour faire annuler
ce décret. |
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