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    Mercredi
       14  octobre 2026
                   à 8 h 00
                

                Renoncer à avoir un enfant de plus par manque d’argent ... 

 

         

Plus de deux tiers des parents (67 %) déclarent ne pas disposer de ressources financières suffisantes pour avoir un enfant supplémentaire, selon une étude publiée mercredi 16 septembre 2026 par l’Union nationale des associations familiales (Unaf).

 
 
                                          

  

Ce frein financier est particulièrement marqué chez les jeunes parents (73 %), les femmes (73 %) et les habitants des zones rurales (71 %), selon cette enquête de l’Observatoire des familles, rattaché à l’Unaf, avec l’institut OpinionWay. Les parents alertent très majoritairement, et quel que soit leur milieu, sur l’insuffisance des soutiens publics et affirment que leurs contraintes financières ne leur permettent pas de réaliser leur désir d’enfants, écrit l’Unaf dans un communiqué.

 
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Des aides jugées « insuffisantes » ...

Une large majorité d’entre eux (78 %) estiment ainsi que les impôts et les aides publiques actuelles ne prennent pas suffisamment en compte la charge financière due aux enfants . Plus de la moitié (56 %) jugent également  trop chers  les tarifs des services publics destinés aux enfants, comme les crèches, les cantines et les centres de loisirs. Cette enquête, conduite du 29 janvier au 19 février 2026 auprès de 2.500 parents d’au moins un enfant de moins de 20 ans résidant au sein de leur foyer, intervient dans un contexte d’inquiétude des associations familiales.

Dans un rapport révélé en août 2026, les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé une série de mesures pour réaliser 4,2 milliards d’euros d’économies sur  les politiques familiales. Début septembre 2026, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit souhaiter revoir dans le prochain budget de la Sécurité sociale la majoration de pension de retraite pour les parents de trois enfants et plus. Plus globalement, selon l’étude, 63 % des familles se disent en difficulté ou  juste  financièrement : 27 % jugent leur situation difficile et 36 % déclarent devoir faire attention à leurs dépenses.

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L’adolescence, période la plus coûteuse ...

Fait notable, plus d’un parent sur deux (53 %) dit  ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant, soit dix points de plus qu’en 2024. C’est à l’adolescence (14-17 ans) que le coût d’un enfant est ressenti comme le plus lourd par les familles (86 %). Ce constat est en contradiction flagrante avec la décision des pouvoirs publics de quasiment supprimer la majoration pour âge des allocations familiales au motif qu’un enfant ne coûterait plus cher qu’à partir de 18 ans , souligne l’Unaf.

Depuis le 1er  mars 2026, l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales a été reporté de 14 ans à 18 ans. L’Unaf a saisi le Conseil d’État en mars pour faire annuler ce décret.

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