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Nos
organisations syndicales approuvent le
diagnostic, mais contestent les remèdes. Si
elles saluent l’objectivation de la part
croissante des primes dans la rémunération
des agents, elles contestent plusieurs
recommandations des inspections générales,
perçues comme autant de menaces sur certains
dispositifs indemnitaires.
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Le
rapport sur les primes et indemnités
dans la fonction publique de l’État,
conjointement publié en juillet dernier par
l’Inspection générale des finances (IGF)
et l’Inspection générale de
l’administration (IGA), présente, du point
de vue des organisations syndicales, de
nombreux aspects intéressants. Il permet,
selon elles, d’objectiver une donnée
essentielle : celle de la part
moyenne des primes dans la rémunération des
fonctionnaires, passée de 20 à 25 % au
cours des 10 dernières années. Le fait que
les inspections générales l’écrivent
confirme l’échec des politiques salariales
mises en œuvre depuis trop longtemps et
l’urgence d’en changer. Il n’est plus
possible que la politique salariale se
traduise de manière aussi significative et
structurante par le recours aux régimes
indemnitaires.
Les
travaux menés par les inspections ont permis
de mettre en exergue un autre point central
qui ne devrait pas manquer d’intéresser
nos organisations syndicales lors des
prochains échanges avec le gouvernement sur
le sujet : celui des inégalités
criantes causées par un régime indemnitaire
piloté à vue. Les données du rapport
confirment l’extraordinaire nid à inégalités
de toute sorte que représente le développement
de l’indemnitaire comme complément
salarial, palliant depuis beaucoup trop
longtemps les insuffisances de revalorisation
des traitements indiciaires et des carrières.
Selon le rapport, le système actuel met en
lumière des situations d’inégalités entre
les agents. D’après les données livrées
par les inspections générales, environ
600.000 agents publics de l’État n’ont
pas de primes, c’est loin d’être négligeable.
Les
inégalités
sont marquées entre les ministères, mais
aussi entre les femmes et les hommes. Les
primes créent de l’injustice et il et
regrettable que les inspections ne se
soient pas penchées sur la situation des
primes et indemnités dans les trois versants. C’est
d’autant plus vrai entre les femmes et les
hommes, un aspect important à défendre dans
le cadre de la négociation sur l’égalité
professionnelle. Cette situation d’inégalité
causée par les primes permet de confirmer la
légitimité de plusieurs revendications. Nous
demandons toujours une équité entre ministères,
au sein de chaque ministère et une intégration
des primes dans les salaires pour le calcul
des pensions de retraite . Nous souhaitons que
les primes soient aussi plus équitables entre
les agents des trois versants.
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