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Le
député du Nord Jean-Pierre Bataille a récemment
déposé une proposition de résolution pour créer
une médaille d’honneur spécifique à la
fonction publique de l’État.
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Inspirée
de récompenses déjà existantes dans
l’hospitalière et la territoriale, cette idée
est présentée par l'élu du groupe Liot
comme une manière de résoudre une inégalité
de traitement entre les trois versants de la
fonction publique. |
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L’ensemble des
agents de la fonction publique de l’État
pourront-ils bientôt avoir la possibilité de
recevoir une médaille pour récompenser leur
carrière ? C’est l’idée mise sur la
table par Jean-Pierre Bataille, député
Libertés, indépendants, outre-mer et
territoires
du Nord, à travers une proposition de
résolution, transmise au bureau de l’Assemblée
nationale le 9 avril dernier. Pour quelle
raison ? Selon l’élu, l’instauration
de cette médaille permettrait de combler un
vide dans le système actuel des
distinctions honorifiques.
Sa
proposition s’appuie en effet sur les
diverses récompenses déjà existantes, comme
la médaille d’honneur du travail, à
laquelle peuvent prétendre les salariés du
secteur privé, et la médaille d’honneur régionale,
départementale et communale, destinée, elle,
aux agents des fonctions publiques
territoriale et hospitalière. Ces
distinctions, fondées sur l’ancienneté et
l’engagement professionnel, laissent de côté
une part essentielle de notre administration :
les agents de la fonction publique de l’État,
regrette l’élu nordiste dans l’exposé de
motifs de son texte. |
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Valoriser les mobilités entre les versants ... |
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Pour remédier à
cette problématique, Jean-Pierre Bataille présente
sa médaille d’honneur comme un moyen de récompenser
à la fois la fidélité et l’ancienneté
des agents de l’État, aussi bien
fonctionnaires que contractuels, mais aussi de valoriser
la mobilité entre les différents versants de
la fonction publique, en intégrant dans le
calcul de l’ancienneté les parcours
professionnels diversifiés.
À la manière, en
somme, de l’ambition de la réforme de la
haute fonction publique de 2021, dont l’un
des principaux leviers devait être
d’encourager la diversification des carrières,
à rebours d’une logique de grands corps
cloisonnés où les cadres de l’État
passent l’essentiel de leur parcours dans un
seul ministère. Sans que cette logique
n’ait, pour l’instant, entièrement rempli
ses objectifs de départ.
Dans
son argumentaire, Jean-Pierre Bataille précise
par ailleurs que certaines médailles existent
déjà dans le versant État, sans que leur périmètre
ne soit aussi large que celui dont il propose
la création. La médaille de
l’administration territoriale de l’État,
mise en place en 2022, récompense par exemple l’engagement
exceptionnel des agents des services déconcentrés,
sans tenir compte de l’ancienneté des lauréats,
et sans concerner les agents évoluant en
administration centrale. En l’absence
de médaille d’honneur transversale pour la
fonction publique de l’État, les agents
concernés ne peuvent donc accéder qu’aux
distinctions nationales au mérite, dont la
vocation est d’abord de récompenser
l’excellence et non l’ancienneté, estime
le député, en conséquence.
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Présenté par le député comme une avancée vers
une reconnaissance harmonisée des parcours
professionnels au sein de l’ensemble de la
fonction publique, l’objectif plus large de
la création de cette médaille serait d’offrir
un cadre équitable et homogène pour
valoriser le dévouement dans la
fonction publique de l’État. Avec, in
extenso, une valorisation, de fait, de
l’engagement public au service de
l’intérêt général. Dans un contexte
inflationnaire marqué par le gel du point
d’indice et des rémunérations en bas de
grille de catégorie A proches du Smic, pas sûr
néanmoins que cette proposition apparaisse,
aux yeux des principaux concernés, dont nos
syndicats, comme une solution miracle. |
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