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La consultation
sur les 100 premiers jours du mandat d’élu
local a rendu ses conclusions le 5 février,
devant la délégation sénatoriale aux collectivités
territoriales et à la décentralisation. Alors que
les sentiments d’incivilité et d’ingratitude
commencent à faire leur chemin dans les ressentis,
la motivation principale de l’engagement reste
l’amélioration de la qualité de vie des
habitants.
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Comment anticiper
et se préparer aux 100 premiers jours du
mandat de maire ? La grande
consultation, lancée par la délégation sénatoriale
aux collectivités territoriales et à la décentralisation,
a rendu ses résultats en ce début
février. Un millier d’élus locaux,
maires, adjoint, et conseillers y ont répondu,
dont une majorité (44 %) n’avait alors
brigué qu’un mandat. L’objectif :
bien se préparer aux 100 premiers jours
du mandat, souvent considérés comme une période
clé pour la réussite des projets entrepris,
alors que les élections municipales et
communautaires se tiendront les 15 et 22 mars
prochains.
Les résultats
font état d’une relative homogénéité
selon le nombre de mandats brigués par les élus
consultés. Quand un élu qui vient
d’achever son premier mandat pense la même
chose qu’un élu qui vient de terminer son
troisième, voire quatrième mandat, c’est
intéressant, ça relève qu’un certain
nombre de problèmes et d’écueils peuvent
être rencontrés dès le début de la vie
d’élu local, détaille Stéphane Zumsteeg,
directeur du département politique et opinion
de l’Institut Ipsos, qui a présenté
les résultats de la consultation devant le Sénat.
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Près d’un maire sur deux a hésité ... |
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Premier constat
chiffré : près d’un maire sur deux déclare
avoir hésité ou renoncé à se représenter,
soit 46 % d’entre eux. Un chiffre
similaire pour les adjoints. Un taux qui
est le plus fort au sein des plus petites
communes (moins de 1.000 habitants), et
des plus grandes, à plus de 20.000 habitants.
Cela fait très longtemps qu’on pose
cette question d’intention aux maires :
cette proportion est toujours restée stable
dans le temps, mais ce qui a vraiment bougé,
ce sont les raisons pour lesquelles ils ne le
font pas, contextualise Stéphane Zumsteeg.
Si la
fatigue, l’âge, l’insécurité ou le
manque de statut étaient souvent cités il y
a quelques années, ce qu’il ressort
aujourd’hui est l’incivilité générale,
et un sentiment d’ingratitude de la part de
leurs administrés, précise le directeur. Ce qui
marque désormais le plus les élus locaux en
début de mandat, c’est qu’en dépit des
efforts, auparavant. La raison principale
de leur refus ou réticence à se présenter
de nouveau, elle, ne change pas : 50 %
des élus consultés mettent ainsi en avant
les difficultés à concilier mandat de
maire et vie privée. |
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L’amélioration de la vie locale comme motivation
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Parmi les
motivations principales ayant poussé les élus
à se représenter se trouve, en tête, le
fait d’améliorer le cadre de vie et le
quotidien des habitants, pour 73 % des répondants.
Autres raisons de s’engager : Réaliser
des projets structurants pour la ville
(55 %) et
assurer une bonne gestion
administrative et financière (53 %), ce
dernier facteur étant particulièrement évoqué
dans les plus petites communes.
Les élus
nous redisent, à travers cette consultation,
qu’il est essentiel d’améliorer les
conditions d’exercice du mandat local et de
faciliter la conciliation de la vie
professionnelle et de la vie privée, deux
premiers motifs d’hésitation ou de
renonciation à se représenter, constate le sénateur du Cher, Rémy Pointereau, premier
vice-président de la délégation sénatoriale
aux collectivités territoriales. Des préoccupations
auxquelles la promulgation de la loi sur
le statut de l’élu local apporte quelques
éléments de réponse, avec, notamment, des
mesures permettant de faciliter
l’articulation du mandat et de la vie
professionnelle. La protection
fonctionnelle est également désormais accordée
à tous les élus, ainsi qu’à leurs
familles, et les conflits d’intérêts
public‑public sont désormais supprimés,
une décision que la plupart des élus locaux
appelaient de leurs vœux. |
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