|
6

|
Issu d’un rapport d’information consacré aux inondations
survenues en 2023 et début 2024 en
France, notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais, le
texte porté par des sénateurs de
plusieurs partis a été adopté unanimement
en première lecture. Il est désormais
transmis à l’Assemblée nationale, mais son
adoption définitive est loin d’être assurée,
car plusieurs aller-retour entre les deux
chambres du Parlement seront probablement nécessaires
avant son entrée en vigueur, dans un agenda
chargé. Avec cette initiative, le Sénat met
néanmoins en lumière les difficultés des
territoires confrontés aux inondations,
quelques semaines après de nouvelles crues en
Gironde ou dans le Lot-et-Garonne.
Depuis 2024,
ce sont les collectivités – en
particulier les intercommunalités –
qui gèrent les quelque 1.500 kilomètres
de digues du pays, tirant leur financement
d’une taxe, dite « Gemapi »
(Gestion des milieux aquatiques et de la prévention
des inondations), plafonnée à 40 euros
par habitant et par an. Un levier jugé
insuffisant par les sénateurs. Un sénateur
a expliqué qu’aujourd’hui, le système est
déséquilibré, il fait peser les
charges les plus lourdes sur les territoires
les plus exposés et les moins peuplés,
et laisse trop souvent les collectivités
seules. |