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    Mercredi
            15  juillet  2026
                      à 11 h 00

          L'usage de l'IA pourrait exposer jusqu’à un agent public sur cinq …

 

                   

Attendu depuis plusieurs mois, le rapport des inspections générales de l'État sur l'impact de l'intelligence artificielle dans les administrations publiques a été rendu public ce jeudi 2 juillet 2026. Entre 1 et 1,2 million d'agents publics seraient « significativement exposés » à ces outils.

 
 

Selon les auteurs, 700.000 des agent(e)s  pourraient voir leurs tâches partiellement ou totalement automatisées. 

                     Un constat mesuré, assorti d'un appel à ne pas confondre vitesse et précipitation.

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Le rapport s’attelle notamment à évaluer, et classer, le niveau d’exposition des agents publics à l’intelligence artificielle. En reprenant une méthode de calcul utilisée par l’Organisation internationale du travail (O I T ) , les auteurs estiment qu’entre 13 % et 20 % des emplois publics français seraient significativement exposés au déploiement de ces outils. 

 

Un peu plus d’un million d’agents publics pourraient ainsi voir leurs tâches réalisées en totale autonomie, à terme, par l’IA. Parmi eux, 700.000 agents seraient particulièrement affectés, dont de nombreux métiers administratifs comme les employés de bureau, les secrétaires, les comptables, les développeurs informatiques ou encore les contrôleurs des impôts. Une deuxième catégorie, qui inclut le personnel infirmier, les professions intermédiaires du travail social, les professeurs d’université, ainsi que les cadres administratifs et politiques, verrait ses tâches modérément automatisées par l’IA. 

 

La liste des métiers les moins exposés est composée, entre autres, des professeurs et enseignants du primaire et du secondaire, des aides-soignants, des policiers et agents d’entretien, des médecins, des juges et des pompiers. Des métiers, loin des bureaux, caractérisés par une activité importante sur le terrain, où l’IA a, par essence, un impact limité voire inexistant. Mais les auteurs du rapport nuancent cette dernière catégorie : ils expliquent, par exemple, que la catégorisation de l’OIT, qui inclut les enseignants et les médecins dans le niveau le moins exposé à l’IA, ne prend pas en compte certains gains de productivité, comme l’aide à la notation de copies et la préparation de cours pour les premiers cités, et les gains en matière de diagnostics pour les seconds.  

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Des gains de temps « diffus » …

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Au-delà de ces chiffres, les inspections avancent néanmoins que les gains de productivité mettent du temps à se matérialiser et restent rarement mesurés dans les administrations publiques, où ces gains sont encore plus difficiles à observer, peut-on lire dans le rapport. Les analyses conduites par la mission montrent que les usages actuels de l’IA génèrent d’abord des gains de temps diffus pour les agents et une amélioration de l’efficacité des processus, sans être mesurés directement par les administrations publiques. Avant d’envisager un passage à l’échelle effectif dans le déploiement de l’IA au sein des administrations, les inspecteurs préconisent par ailleurs de partir du travail réel incluant une association directe des agents.  

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Cet essor de l’IA dans les administrations publiques remet également en lumière la nécessité d’une politique active de gestion des compétences. Les administrations doivent être en mesure d’attirer, de fidéliser et de faire évoluer des profils spécialisés dans les domaines de la donnée, des systèmes d’information et du machine learning, dans un contexte de forte tension sur ces métiers, avertissent les inspecteurs. Ils rappellent également que l’écart de rémunération avec le secteur privé, qui peut atteindre 40 à 60 % pour certains profils expérimentés, ainsi que la rareté de ces compétences aux niveaux national et international, rendent indispensable une réflexion structurée sur les trajectoires professionnelles, les conditions d’exercice et les moyens mis à disposition des agents.  

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Dans ce contexte, les infrastructures techniques, les environnements de travail, la clarté des responsabilités et les perspectives d’évolution constituent, selon la mission, autant de facteurs déterminants pour garantir la présence durable de ces compétences au sein de l’État dans un contexte de départs à la retraite massifs. 

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Une nécessaire montée en compétence des agents publics ...

 

D’une manière générale, l’évolution des métiers et la nécessité d’intégrer l’IA dans les pratiques professionnelles appellent également une montée en compétences généralisée des agents publics. Selon les auteurs du rapport, cette dynamique doit être accompagnée par un plan national de formation et de reconversion qui ciblerait en priorité les agents les plus exposés aux usages quotidiens et aux décisions assistées par l’IA ainsi que les responsables de projets. En renforçant la capacité des administrations à développer et à mobiliser les compétences nécessaires, l’administration complète les moyens et conforte les possibilités de son autonomie  stratégique, résument les inspecteurs.  

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Pour anticiper l’avenir, l’enjeu principal ne semble donc plus être l’adoption de l’IA, car le mouvement est déjà largement engagé, mais bel et bien sa transformation en capacité d’amélioration durable pour le service public, les agents et les usagers. La mission conclut, dans ce cadre, que l’IA constitue moins un objet technique qu’un levier de transformation des organisations, des processus et des compétences, au service de l’efficacité des politiques publiques.  

                      

                                                         

                                       

                           

                        

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