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L’État et ses opérateurs vont devoir se serrer la
ceinture en 2027. Le gouvernement Lecornu a
envoyé le 15 juillet au Parlement les plafonds de crédits envisagés pour chaque
mission du budget général, et la plupart des
ministères vont devoir contenir leurs dépenses
l’an prochain. En dehors des Armées, qui bénéficieront
d’une augmentation de 6,4 milliards d’euros,
le projet de loi de finances prévoit des dépenses
ministérielles qui augmenteraient entre 3 et
4 fois moins que l’inflation.
Certes, lorsque l’on s’attarde sur le détail du
tableau des plafonds prévisionnels pour 2027
de chacun des ministères, les budgets
apparaissent plutôt stables par rapport à
l’année précédente. Au total, les crédits
affichent même une hausse de 1,5 milliard
d’euros. Mais c’est sans compter
l’inflation et l’évolution tendancielle
des dépenses, de plus en plus importantes au
fil des exercices budgétaires, et qui ne
seront pas compensées. En volume, les
montants exposés correspondent donc à une
baisse générale.
Au sein de l’État, des choix nets sont assumés,
indique Bercy. La sécurité (+ 0,6 milliard d’euros) et
la justice (+ 0,4 milliard d’euros) seront ménagées,
afin de renforcer la lutte contre le
narcotrafic mais aussi de soutenir les
investissements numériques à l’œuvre au
ministère de la Justice, pour accélérer
la dématérialisation. La transition écologique,
mise à mal ces dernières années, verra elle
son budget augmenter de manière
significative, à hauteur de 1,1 milliard d’euros.
Sans que soit encore précisée son ampleur,
qui sera connue lors du dépôt du PLF début
octobre, le gouvernement Lecornu affirme
d’ores et déjà que le budget du Fonds vert
profitera de la hausse de l’enveloppe accordée
à l’écologie.
La
baisse des crédits
envisagés la plus importante concerne la
mission Travail, emploi et administration des
ministères sociaux. Son budget baisserait de
2,8 milliards d’euros, pour revenir à
des niveaux similaires à 2019, précise
Bercy. Comment expliquer une telle coupe ?
D’une part, le gouvernement entend recentrer
l’action du ministère sur les dispositifs
ayant démontré une efficacité
significative. L’autre raison résiderait
dans la mise en application des mesures d’économies
décidées durant les années précédentes. Il
y a toujours un délai entre l’arbitrage
d’une économie et son plein rendement budgétaire,
défend le cabinet du ministre de l’Action
et des Comptes publics, David Amiel. |