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La certification SecNumCloud de l’Agence nationale de la sécurité
des systèmes d’information (Anssi) est désormais
inscrite dans le droit. La publication d’un arrêté au
Journal officiel, le 24 août dernier,
rend opposable cette obligation, auparavant
simplement formalisée de manière
administrative.
Depuis la création de la doctrine « Cloud au centre » de
l’État, les administrations de l’État et
leurs opérateurs doivent impérativement
avoir recours à des services labellisés
SecNumCloud lorsqu’ils gèrent des données
sensibles et qu’ils ont recours à des
prestataires externes : ce n’est pas
une nouveauté. En revanche, l’obligation
n’avait, à ce jour, jamais été inscrite
dans le droit opposable, seulement disposée
dans la loi pour la sécurisation de
l’espace numérique, dans son article 31,
promulguée en 2024.
Or,
c’est seulement en avril dernier que le décret
d’application de l’article 31 de la loi
pour la sécurisation de l’espace numérique
a été publié, bien loin des six mois de délai
auxquels est normalement tenu le gouvernement.
Le décret est venu préciser les contours des
administrations et services de l’État
formellement concernés par cette obligation,
ce qui n’avait pas été fait depuis la
promulgation de la loi. Or, le décret seul ne
suffisait pas à être opérationnel : il
prévoyait également qu’un référentiel,
élaboré par l’Anssi, devait être approuvé
par voie d’arrêté également pour être opérationnel,
en l’occurrence le référentiel SecNumCloud.
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