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À l'occasion de la publication du
« tiré à part », qui liste les crédits
budgétaires par ministère, Gérald Darmanin a détaillé
les ambitions de son ministère avec un focus
particulier sur le numérique. Abondé de 40
millions d'euros, soit 70 millions sur deux ans
entre 2026 et 2027, celui-ci devrait renforcer ses
effectifs et accélérer la dématérialisation.
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Le gouvernement
Lecornu a remis au Parlement, mercredi 15 juillet,
son fameux « tiré à part »,
document attestant des différents plafonds
budgétaires par ministère envisagés pour
2027. Une occasion pour les ministres de détailler
les ambitions qui seront liées à ces moyens.
C’est notamment le cas du ministre de la
Justice Gérald Darmanin qui a détaillé,
dans une lettre adressée aux
magistrats et agents du ministère, les moyens
d’un effort exceptionnel attribué au numérique
dans la Justice. Sur le total de 11 milliards
d’euros consacrés à la Chancellerie, 40
millions d’euros seront dédiés au numérique
en 2027.
Une
somme qui permettra dans un premier temps de
recruter : le ministre promet ainsi le
recrutement, pour la première fois, de 50
emplois affectés à nos services numériques,
des effectifs qu’il détaille par la suite
comme le recrutement, dès maintenant, de 35
experts du numérique, et par la formulation
plus nébuleuse de 2.000 mois de vacataires déployés
à compter de septembre pour numériser
massivement nos dossiers. |
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Des effectifs augmentés
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Des chiffres qui
sont à mettre en relief avec le récent
rapport de la commission d’enquête
parlementaire sur les dépendances numériques
de la France : on y apprenait, justement,
que la Justice disposait seulement de 666
postes internes consacrés au numérique, dont
moins d’une vingtaine de développeurs. Le
ministère a souligné qu’il disposait
d’effectifs numériques plus faibles que les
autres ministères, soit 0,8 % de ses
personnels contre 3,1 % en moyenne,
lit-on dans ce rapport.
Ces
nouveaux effectifs participeront à l’élaboration
du plan zéro papier,
déjà annoncé par le Garde des Sceaux dans
le cadre des suites de l’affaire Lyhanna. Le
24 juin dernier, il promettait alors un
grand choc numérique au ministère, et la
volonté de s’affranchir totalement du
papier d’ici six mois pour fluidifier et
simplifier la justice. Une volonté par
ailleurs questionnée par les parlementaires
auteurs du rapport sur les dépendances numériques
de la France, qui se demandent si le ministère
aura les moyens de ses ambitions en matière
d’effectifs – bien que ces
derniers soient désormais renforcés.
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Développer
la procédure pénale numérique ... |
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Sur la procédure
pénale numérique, dont le chantier est
déjà bien avancé, Gérald Darmanin indique
vouloir l’étendre aux flux criminels et aux
courriers reçus dans les parquets. Le ministère
se dotera également d’une plateforme d’échanges
de scellés numériques multimédias entre
juridictions, ainsi qu’une simplification et
une interconnexion de tous les applicatifs.
En réalité,
cette plateforme de preuves numériques était
l’une des ambitions de la direction de
programme dédiée à la procédure pénale
numérique : à ce jour, les agents de la
justice – magistrats comme
greffiers, entre autres – ne
disposent pas encore d’un canal dédié à
l’envoi de preuves numériques, comme des
photos ou vidéos.
Au
global, le budget prévisionnel de la Justice
pour 2027 s’établit à 11 milliards d’euros,
soit 460 millions d’euros de plus qu’en
2026 : c’est le budget le plus
important jamais enregistré pour ce ministère. |
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