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    Mardi
            7  juillet  2026
                      à 8 h 00

   Canicule : nos syndicats demandent des autorisations d'absence climatiques ...

 

                    

Face à une canicule qui a mis à rude épreuve les conditions de travail des agents publics, nos organisations syndicales s'accordent sur un constat : il faut des mesures concrètes. Elles  ont saisi le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel pour réclamer des autorisations spéciales d'absence (ASA) liées aux épisodes climatiques exceptionnels.

 
 
Malheureusement, nos revendications vont à contre-courant de la politique du gouvernement visant à restreindre ces mêmes autorisations d'absence...

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Alors que le dôme de chaleur qui a recouvert la France pendant plus d’une semaine laisse place à des températures à nouveau respirables, les Écologistes ont lancé dimanche 28 juin une pétition pour réclamer la mise en place d’un congé climatique d’une durée de cinq jours maximum par an, destiné à protéger les travailleurs les plus exposés. La pétition avait recueilli près de 6.000 signatures lundi 29 juin et plus de 9.000  mardi 30 juin.

 

Avant eux, et ce dès le 24 juin, nos syndicats  ont adressé un courrier au ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, pour demander des autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à des épisodes climatiques exceptionnels. De nombreux établissements scolaires, crèches et services d’accueil périscolaire dont le bâti est vétuste ne permettent pas de maintenir des conditions d’accueil acceptables, tant pour les personnels que pour les élèves, ont été contraints de fermer et de nombreux parents doivent donc garder leurs enfants à domicile.

 

Nos organisations syndicales demandent  donc des autorisations spéciales d’absence qui ne soient pas des autorisations de télétravail exceptionnel. Au-delà des ASA pour gardes d’enfants, les périodes de canicule doivent nous amener à envisager et à mettre en place des ASA pour l’ensemble des agents subissant des circonstances climatiques exceptionnelles. Et notamment lorsque les locaux ne permettent plus de garantir des conditions de travail compatibles avec la préservation de la santé des personnels, ou lorsque certaines missions sont exercées en extérieur et exposent les agents à des risques importants. Elles demandent des mesures immédiates de réduction ou de suspension de l’activité sans incidences financières pour les agents concernés et invoquent les conséquences des épisodes de canicule sur la santé et les conditions de travail des agents publics.

L’État et les employeurs publics ne peuvent plus traiter ces épisodes comme des événements exceptionnels. Ils doivent assumer pleinement leur responsabilité d’employeur, protéger les agents, garantir des conditions de travail dignes et assurer la continuité du service public sans exposer ni les personnels ni les usagers à des risques évitables.

 

 

 

 

 

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 Adapter l’organisation du travail ...   

 

Nos organisations syndicales demandent  alors à l’administration de réactiver le recours aux ASA exceptionnelles mises en place lors des épisodes de Covid-19 en cas de fermeture d’écoles, de crèches ou d’établissements d’accueil ou pour les agents vulnérables. Elles demandent aussi à l’administration d’adresser une instruction claire à l’ensemble des employeurs publics sur les mesures obligatoires à prendre en période de fortes chaleurs, ou encore d’autoriser les aménagements exceptionnels d’organisation du travail.

 

La création d’une ASA climatique pour permettre aux agents parents d’enfants en bas âge et subissant une fermeture d’école pour des raisons climatiques de garder ces derniers figure dans nos revendications, confirment nos syndicats. Cette ASA pourrait aussi concerner les agents ne pouvant exercer leurs fonctions en raison de phénomènes climatiques exceptionnels et leur permettrait de ne pas être pénalisés ni de devoir récupérer du temps de travail.

Nos revendications ont néanmoins très peu de chances d’aboutir dans la mesure où le gouvernement, par le biais d’un récent décret, a déjà choisi de réduire les autorisations spéciales d’absence des agents publics. L’entourage du ministre David Amiel rappelle que le décret du 27 mai 2025 propose une réponse graduée en fonction des situations locales et de la nature de l’activité qui peut aller jusqu’à l’arrêt complet de l’activité pour les plus exposées au risque chaleur extrême et donc à des autorisations spéciales d’absence exceptionnelles. 

                      

                                                         

                                       

                           

                        

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