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La
modeste réduction du déficit public en 2025
doit être prolongée en 2026, préconise
la Cour des comptes.
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Le déficit public devrait s’élever à 161 milliards
d’euros en 2025, soit 5,4 points
de PIB, en amélioration de 0,4 point par
rapport en 2024, prévoit la Cour des
comptes dans son rapport sur « La situation
des finances publiques début 2026 ».
Contrairement aux deux années précédentes,
les finances publiques n’ont pas dérivé
en 2025 et les objectifs des textes
financiers adoptés en début d’année,
aussi modestes étaient-ils, ont été
atteints. Il s’agit cependant d’une toute
première marche, qui ne permet pas de
stabiliser la dette publique, laquelle
atteint un nouveau sommet , prévient
la Cour.
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Un effort de réduction du déficit public à intensifier
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La modeste réduction du déficit public en 2025
est exclusivement imputable à 23 milliards
d’euros de hausses d’impôts, souligne la Cour
des comptes. Au final, la dépense
publique primaire (c’est-à-dire hors charge
de la dette) augmenterait de 1,3 %
en volume, soit un rythme supérieur à
la croissance de l’activité économique
(0,9 %). Cette dynamique est
toutefois contrastée entre les différentes
administrations publiques, précise le rapport.
La progression des dépenses de l’État
et de ses opérateurs atteindrait 1 %
en volume et, contrairement aux deux années
précédentes, les dépenses locales (+ 0,8 %
en volume), en net ralentissement,
seraient quasi-neutres sur le déficit.
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Le poids des prestations sociales et la dégradation
du ratio d’endettement ... |
Comme en 2024, ce sont les dépenses sociales qui
enregistreraient la plus forte
croissance, avec + 2,2 % en volume,
sous l’effet de dépenses d’assurance-maladie
en accélération et, plus largement, de prestations
sociales encore dynamiques, indique la Cour
des comptes. Pour la Cour, cette réduction
du déficit public en 2025 reste largement
insuffisante pour enrayer la hausse
du ratio de dette publique, qui
progresserait de 3,1 points de PIB
pour atteindre 116,3 points (soit 3 465 milliards
d’euros), un niveau supérieur au pic
enregistré en 2020. Les finances
publiques françaises demeurent ainsi parmi
les plus dégradées de la zone euro,
avec, comme en 2024, le déficit public
le plus élevé et le troisième
rang des pays les plus endettés,
derrière la Grèce et l’Italie,
constate le rapport. |
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Perspectives 2026 : risques sur les objectifs
et soutenabilité de la dette
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Les objectifs de maîtrise de la dépense
publique ont de nouveau été revus à la
baisse entre les projets initiaux de
l’automne 2025 et les textes
financiers adoptés début 2026, note la Cour
des comptes. À cet égard, la réduction
du déficit prévue, à nouveau à
hauteur de 0,4 point de PIB,
reposerait sur un effort qui serait,
contrairement à 2025, réparti entre
hausses d’impôts (12 milliards d’euros)
et économies en dépenses (11 milliards
d’euros), ces effets étant contrebalancés
par une nouvelle hausse marquée de la charge
de la dette (+ 9 milliards d’euros).
Des risques importants entourent
toutefois la réalisation de cet objectif
en 2026 , tant en recettes
qu’en dépenses, la Cour pointant
notamment des risques de dépassements
sur les dépenses de santé. De surcroît,
la réduction du déficit à 5 points
de PIB serait insuffisante pour faire
baisser le ratio de dette publique,
ajoute le rapport. Ce dernier
continuerait d’augmenter et atteindrait
118,6 points de PIB fin 2026.
Le rythme
de réduction du déficit envisagé ne répond
pas à l’enjeu de soutenabilité de la dette ,
s’inquiète la Cour des comptes.
Dans ce contexte, elle alerte de
nouveau : Un effort graduel,
cohérent et poursuivi dans la durée
reste indispensable pour revenir à un niveau
d’endettement maîtrisé et prévenir le
risque d’une charge d’intérêts qui deviendrait
insoutenable . |
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