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Lundi |
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5 janvier 2026 |
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Vieillir chez soi, une option plébiscitée mais confrontée au
recrutement ...
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Les Français
sont nombreux à vouloir vieillir chez eux
mais le pourront-ils ? Annoncé depuis
plusieurs années par les pouvoirs
publics, le « virage domiciliaire »
reste à ce stade peu abouti.
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Quel état des lieux ?
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Les années passent
mais le constat reste le même :
une immense majorité des Français
souhaitent rester chez eux le plus
longtemps possible. En 2022, ils étaient
ainsi 94 % à confier tout faire
pour finir leur vie chez eux (Ifop)
et 92 % à penser que rester
le plus longtemps possible chez eux
leur permettrait de vivre une « vieillesse
satisfaisante » (Harris Interactive).
Un
souhait qui, jusqu’à présent, est parvenu
à se concrétiser pour une majorité
d’entre eux. Une enquête de la Drees
faisait état de moins d’un senior
de 75 ans ou plus sur 10 (9,2 %)
vivant en établissement d’hébergement
contre une écrasante majorité (90,8 %)
à domicile. Mais la donne
pourrait changer avec le « tsunami
démographique » annoncé pour les années
qui viennent. Selon les projections
démographiques et épidémiologiques, les personnes
âgées en perte d’autonomie devraient représenter
4 millions de la population en 2050
– soit une hausse de 60 %
depuis le dernier recensement datant de 2015.
Le
choc démographique lié au vieillissement
de la population nécessitera la création
d’un nombre important de places de
services à domicile, uniquement pour
maintenir les taux d’équipement et la part
du domicile à leur niveau
actuel , relevait dans un rapport
publié en 2022 la Cour des comptes. |
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Quelles problématiques ? ... |
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Or sur le terrain, le compte n’y est pas, selon
les professionnels du secteur et observateurs
qui pointent une offre insuffisante de
services d’aide à domicile à même
de venir en aide dans les actes de la vie
quotidienne (se laver, s’habiller,
sortir…).
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Comme
les autres métiers du grand âge, le secteur
de l’aide à domicile est confronté
à une crise de l’attractivité
avec de nombreux postes qui restent
vacants. Un enjeu capacitaire et RH
majeur, a mis en garde l’Inspection
générale des affaires sociales (Igas)
en 2024. Un système déjà sous tension qui devrait se tendre
encore davantage. Le vieillissement de la population
et le souhait des personnes âgées
de rester à domicile devraient en effet
entraîner une forte croissance des besoins
en services à la personne
d’ici 2030 avec une hausse de plus
de 30.000 emplois sur le seul
segment de l’accompagnement à domicile,
selon les projections du gouvernement.
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Au-delà
des effectifs, d’autres problématiques sont
également en suspens. D’une part, des
logements personnels encore largement inadaptés
au vieillissement – seuls 6 %
ont été adaptés à ce jour
à la perte d’autonomie et 10.000 chutes
mortelles par an sont encore à déplorer,
selon l’agence nationale. D’autre part, la perspective d’une baisse des proches
aidants – liée à la diminution
du nombre d’enfants et à la distance
géographique croissante entre parents et enfants.
de l’habitat (Anah). Or
l’impossibilité pour l’entourage de continuer
à aider la personne est l’un des premiers
motifs d’entrée en établissement ,
notait l’Igas dans son rapport de 2023.
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Quelles solutions ?
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Face à ce tableau, des voix s’élèvent depuis
plusieurs années pour défendre une troisième
voie et en finir définitivement avec la « dichotomie
domicile/établissements ».Cette alternative
pourrait passer par les résidences
autonomie – un logement
privatif avec des espaces communs et des services
collectifs. Dans son rapport, l’Igas
appelait à en construire 100.000 de plus
à horizon 2030.
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Autre
alternative mise en avant, celle de « l’habitat
inclusif », à l’image du plus
célèbre d’entre eux – la maison
des Babayagas conçue dès les années 1990
par la militante féministe Thérèse Clerc
et inaugurée à Montreuil en 2013. Dans un rapport
publié en 2021, la mission
d’information du Sénat intitulée
« Bien vieillir chez soi :
c’est possible aussi ! »
insistait sur le fait que
le domicile n’était pas
nécessairement le logement
de toujours . Il peut être adapté, partagé ou d’un type
particulier. Il n’en doit pas moins
rester personnalisé, c’est-à-dire
composant une part de personnalité,
concluait-elle.
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