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À
la suite d'une décision du Conseil d'État
datant d'octobre 2025, un projet de décret
sera examiné en janvier
lors du premier Conseil commun de la fonction
publique de l'année. L'objectif : garantir aux
agents publics une information claire sur leurs
droits au report de congés annuels non pris pour
raison de santé ou familiale.
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Les choses
vont bientôt se clarifier autour de l’épineuse
question du droit au report de congés dans la
fonction publique. Pour rappel, un
premier décret, publié au Journal officiel
le 22 juin 2025, est venu fixer le régime
applicable au maintien des droits aux congés
annuels acquis par les agents publics. Il transpose
ainsi à la fonction publique les règles
européennes concernant le report et
l’indemnisation de congés non pris en cas,
notamment d’arrêts maladie.
Or,
par une décision rendue le 17 octobre,
le Conseil d’État a annulé la décision
implicite par laquelle le Premier ministre
a refusé d’abroger les dispositions de deux
articles d’un décret datant de 1984 relatif
aux congés annuels des fonctionnaires de l’État.
Selon la haute juridiction, ces
dispositions ne subordonneraient pas
l’extinction de droit aux congés annuels ou
celle du droit à leur indemnisation
l’enfant ou d’un congé d’adoption à
l’information de l’agent par l’employeur
portant sur le nombre de jours de congés dont
il dispose à la suite de leur report en
raison d’un de ces congés, ainsi que la
date jusqu’à laquelle ces jours de congés
peuvent être pris. |
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En d’autres
termes, le Conseil d’État a
censuré le gouvernement pour ne pas avoir
suffisamment protégé les droits aux congés
des fonctionnaires. Selon lui, la réglementation
actuelle était insuffisante dans la mesure où
elle ne prévoyait pas l’obligation pour
l’employeur de prévenir explicitement
l’agent du nombre de jours de congés reportés
à la suite de ces absences et aussi de la
date limite pour les utiliser. La haute
juridiction a donc enjoint le Premier ministre
de modifier le texte initial et d’y
introduire un droit pour l’agent à être
informé du report desdits congés du fait
d’une absence pour raison de santé ou liée
à des responsabilités familiales ou
parentales.
De plus, un
projet de décret qui doit répondre à
l’injonction du Conseil d’État
sera présenté, en janvier, au
Conseil commun de la fonction publique (CCFP).
Il pose le principe du droit à
l’information de l’agent par l’employeur
portant sur le nombre de jours de congé
annuel dont il dispose à la suite de leur
report, ainsi que la date jusqu’à laquelle
ces jours de congé annuel peuvent être pris
et des conséquences de l’absence
d’exercice de ses droits par l’agent,
notamment la perte du congé non utilisé à
la fin de la période de report autorisée et
la perte éventuelle du droit à l’indemnité
compensatrice en fin de relation de travail.
Il pose
également le principe de suspension de la période
de report de 15 mois tant que
l’employeur n’a pas procédé à une telle
information. |
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