|
Il n’avait
déjà pas caché son ambition à l’occasion
d’une interview en novembre
dernier. Il est temps d’avoir une
véritable réflexion globale sur les rémunérations
dans la fonction publique, avait, en
effet, martelé David Amiel, le ministre
délégué chargé de la fonction publique et
de la réforme de l’État. Une arlésienne
mise sur le tapis par la quasi-totalité des
ministres de la Fonction publique
qui se sont succédés ces dernières années,
mais qui n’a jamais donné lieu à des
mesures générales, au grand dam de nos
organisations syndicales.
Les agents
publics ont néanmoins connu deux dégels du
point d’indice en juillet 2022 et
2023, jugés insuffisants au regard des
retards cumulés ces 20 dernières années.
Ils ont bénéficié aussi de quelques
revalorisations catégorielles et de mesures
de protection pour les moins bien payés
d’entre eux. Mais aucune avancée
globale qui pourrait d’une part rebooster la
motivation des troupes, mais aussi agir plus généralement
en faveur de l’attractivité de la fonction
publique.
David Amiel a
donc réaffirmé sa volonté d’ouvrir ce
chantier lors de ses vœux présentés aux
employeurs territoriaux. Le ministre a
tout d’abord insisté sur le fait que cette
année 2026 devait être utile pour préparer
le futur de la fonction publique. Il a évoqué
la nécessité de travailler sur ce qu’on
peut et ce qu’on devra faire pour améliorer
la vie quotidienne des agents mais aussi pour
préparer les années qui viennent et projeter
la fonction publique vers l’avenir, a-t-il
déclaré.
Un
exercice indispensable, selon lui, notamment
pour contre- carrer les discours pessimistes
et parfois même rabaissants que l’on peut
voir encore fleurir ça et là contre les
agents publics. L’enjeu est aussi pour le
ministre de mener un certain nombre de travaux
qui serviront de bases à la future majorité
en 2027. |